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03 septembre 2010

Commentaires

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Chère Myriam,
Votre recension précise et nuancée de cette exposition me confirme dans une certitude, celui de l'effacement d'une véritable démarche artistique devant le culte du "coup" médiatique, de l'événementiel qui masque la vacuité du propos. Quitte à passer, comme d'habitude, pour un épouvantable rétrograde, je pense que pas grand chose ne restera, dans une centaine d'années, des productions engluées dans l'instantanéité d'un Damien Hirst ou d'un Jeff Koons, alors que l'on continuera à être ému par Rogier van der Weyden ou Georges de La Tour. Pourquoi ? Sans doute parce que le regard de ces derniers n'était pas aveuglé par les lois du marché (même si nombre d'entre eux furent âpres au gain, je ne suis pas en train de faire de l'angélisme) et qu'ils faisaient primer, contrairement à ce qui se passe aujourd'hui (les articles que vous avez mis en lien sont éloquents), les lois de l'art sur celles du commerce.
Bien amicalement.

Pour ma part je trouve ce genre d'artiste plus intéressé par de la provocation médiatique (les animaux découpés) que par le beau.
Mais, bon, c'est un avis personnel...

oui c'est vrai, il y a une question de mauvais gout, un mélange de tragédie américaine s'inspirant de tragédie grecque. entre la cicconilla de jeff koens et les animaux découpés de Damien Hirst, il y a 60 cm dans l'espace et 0 cm dans le gout.

@ Bonsoir cher Jean-Christophe,
C'est vrai qu'en visitant cette exposition je me suis interrogée sur la vacuité ou non du propos. Et je ne suis pas persuadée que ce lieu d'exposition renforce le propos de l'artiste, au contraire pour moi il lui fait perdre de sa force.
Je pense que de tout temps l'art et l'argent ont fait bon ménage, "mais on a aujourd'hui changé d'échelle, changé de monde. Comme le souligne Judith Benhamou-Huet, spécialiste du marché de l'art, citée par Isabelle de Maison Rouge (« Dix clefs pour collectionner l'art contemporain », ed. Archibooks, 2008) :

« Le principe de base, c'est que les artistes doivent vendre pour vivre, la chose la plus choquante est que ce besoin d'argent des artistes se soit transformé en véritable marché. Mais il existe deux mondes autonomes, celui du marché, et celui de l'art, avec des valeurs et des reconnaissances qui ne sont pas toujours les mêmes. Ces deux mondes se croisent et en ce moment, “c'est le marché qui a gagné sur l'art‘, comme le dit [l'artiste belge] Wim Delvoye’.

@ Bonsoir Louvre-passion, ce qu'il y a de paradoxal dans cette exposition c'est que la partie provocation apparaît finalement bien maigre et alors que reste-il ? pas grand chose, enfin de l'ordinaire...

@ Je ne me permettrais pas de comparer entre la Cicciolina de Jeff Koons et les animaux découpés de Damien Hirst, mais c'est vrai que ces deux artistes présentent un certain nombre de points communs (cf. cet article http://www.rue89.com/2008/09/14/hirst-et-koons-le-triomphe-des-artistes-businessmen )

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Damien Guinet
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